Travail · Salariés du secteur privé

Calcul des congés payés 2026 : jours acquis et indemnité

Calcul des congés payés 2026 : jours acquis (2,5 par mois, 2 en arrêt maladie), indemnité au 1/10e ou maintien de salaire, valeur d’un jour et solde.

Mis à jour le 3 octobre 2026Règles vérifiées sur Service-Public (F2258 et F33359, 2026), le Code du travail (L3141-3 à L3141-31) et la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 ; décompte et fractionnement sur le Code du travail numérique — octobre 2026

Votre calcul

Résultat instantané, aucune donnée envoyée.

Gratuit
mois
Du 1er juin au 31 mai en général ; congés, maternité et accident du travail comptent
mois
2 jours ouvrables acquis par mois (loi du 22 avril 2024)
€
Pour la règle du maintien de salaire
€
Salaire, heures sup, primes liées au travail et indemnités de CP perçues
jours
Jours restants pour une indemnité compensatrice de fin de contrat
Indemnité de congés payés (brut)1 240,00 €

Règle la plus favorable : 1/10e · 12 jours ouvrables sur 30 acquis

Congés acquis30 jours ouvrables
Règle du 1/10e1 240,00 €
Maintien de salaire1 153,85 €
Valeur d’un jour de congé103,33 €
Différence en votre faveur86,15 €
1/10e sur toute la période3 100,00 €
Calcul effectué dans votre navigateur

Estimation. Le maintien de salaire utilise une moyenne de 26 jours ouvrables par mois ; votre paie peut retenir les jours réels du mois. Les périodes de maladie non professionnelle n’entrent dans l’assiette du 1/10e qu’à hauteur de 80 % de la rémunération. Les accords collectifs peuvent prévoir des règles plus favorables.

Comment calculer les congés payés ?

Le calcul des congés payés repose sur une règle simple : chaque mois de travail effectif ouvre droit à 2,5 jours ouvrables de congés, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète. En jours ouvrés, cela représente 25 jours. Le résultat est arrondi au nombre entier supérieur.

La période de référence va en principe du 1er juin de l’année précédente au 31 mai de l’année en cours ; un accord peut retenir l’année civile. Un salarié embauché le 1er septembre 2025 a travaillé 9 mois au 31 mai 2026 : il a acquis 9 × 2,5 = 22,5 jours, arrondis à 23 jours ouvrables, à prendre à partir du 1er mai 2026.

Sont assimilés à du travail effectif : les congés payés eux-mêmes, le congé maternité, paternité ou d’adoption, les arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle, les jours de RTT, les périodes de formation pendant le temps de travail. Depuis avril 2024, l’arrêt maladie non professionnel fait aussi acquérir des congés, à un rythme réduit.

Le simulateur additionne les mois travaillés et les mois d’arrêt maladie, applique le plafond annuel puis calcule l’indemnité correspondant aux jours que vous indiquez.

Mois travaillésJours ouvrablesJours ouvrésAvec 3 mois de maladie en plus (ouvrables)
1 mois3 j3 j9 j
2 mois5 j5 j11 j
3 mois8 j7 j14 j
4 mois10 j9 j16 j
6 mois15 j13 j21 j
8 mois20 j17 j26 j
9 mois23 j19 j29 j
10 mois25 j21 j—
12 mois30 j25 j—

Jours ouvrables ou jours ouvrés : 1 semaine de congés payés, 5 ou 6 jours ?

En jours ouvrables (du lundi au samedi), une semaine de congés payés décompte 6 jours ; en jours ouvrés (du lundi au vendredi), elle en décompte 5. Les deux systèmes donnent exactement 5 semaines par an : 30 jours ouvrables ou 25 jours ouvrés.

Le décompte en jours ouvrables est la règle légale. En pratique, le premier jour décompté est le premier jour où le salarié aurait dû travailler, et le dernier est la veille de la reprise. Une semaine du lundi au vendredi suivie d’un samedi non travaillé consomme donc 6 jours ouvrables, samedi compris.

La règle des 5 samedis évite les abus lorsque le salarié pose des jours isolés : pour un salarié qui travaille du lundi au vendredi, l’employeur ne peut pas décompter plus de 5 samedis sur l’année, puisque 5 semaines contiennent 5 samedis. Le décompte en jours ouvrés, plus intuitif, est autorisé s’il n’est pas moins favorable au salarié.

Congés payés et arrêt maladie : ce que change la nouvelle loi

Depuis la loi du 22 avril 2024, un salarié en arrêt maladie non professionnel acquiert 2 jours ouvrables de congés par mois, dans la limite de 24 jours par période de référence. En cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, il acquiert 2,5 jours par mois, sans limite de durée.

Cette nouvelle loi sur les congés payés met le Code du travail en conformité avec le droit européen, qui garantit 4 semaines de congés par an. Elle s’applique rétroactivement depuis le 1er décembre 2009, sous réserve des délais de prescription : un salarié encore en poste disposait de deux ans après l’entrée en vigueur de la loi, soit jusqu’en avril 2026, pour réclamer ses jours ; un ancien salarié dispose de 3 ans à compter de la fin de son contrat pour l’indemnité compensatrice correspondante.

Les congés qu’un arrêt a empêché de prendre ne sont pas perdus : ils bénéficient d’une période de report de 15 mois. Ce délai court à partir du jour où l’employeur informe le salarié, après sa reprise, du nombre de jours dont il dispose et de la date jusqu’à laquelle il peut les prendre. Cette information doit être donnée dans le mois qui suit la reprise.

Par ailleurs, depuis un arrêt de la Cour de cassation du 10 septembre 2025, un salarié qui tombe malade pendant ses congés payés peut en obtenir le report, à condition d’avoir transmis un arrêt de travail à son employeur. Exemple : 9 mois de travail et 3 mois de maladie non professionnelle donnent 22,5 + 6 = 28,5 jours, arrondis à 29 jours ouvrables.

Comment calculer l’indemnité de congés payés : 1/10e ou maintien de salaire ?

L’indemnité de congés payés est égale au montant le plus favorable entre deux méthodes : le dixième de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence, ou le salaire que le salarié aurait touché s’il avait travaillé. L’employeur doit comparer les deux et retenir le plus élevé.

Règle du dixième : on additionne toute la rémunération brute de la période de référence (salaire de base, heures supplémentaires, primes liées au travail, indemnités de congés payés de l’année précédente), puis on divise par 10. Pour 31 000 € et 30 jours acquis, l’enveloppe annuelle est de 3 100 € : 12 jours valent 3 100 × 12 ÷ 30 = 1 240 €.

Maintien de salaire : on calcule ce que le salarié aurait gagné pendant ses congés. Avec un salaire de 2 500 € et un décompte en jours ouvrables, la paie utilise souvent 2 500 ÷ 26 = 96,15 € par jour, soit 1 153,85 € pour 12 jours. Ici, la règle du dixième l’emporte, parce que la rémunération annuelle comprend des primes et des heures supplémentaires.

La comparaison peut se faire à chaque prise de congés, ou être régularisée en fin de période. Le maintien de salaire est plus favorable après une augmentation en cours d’année ; le dixième l’est lorsque la rémunération variable a été élevée. Les primes annuelles versées indépendamment des congés, comme un treizième mois, sont exclues de l’assiette du dixième.

Salaire mensuelRémunération annuelle1/10e pour 12 joursMaintien pour 12 joursIndemnité retenue
1 867,00 €22 404,00 €896,16 €861,69 €896,16 € (1/10e)
2 500,00 €31 000,00 €1 240,00 €1 153,85 €1 240,00 € (1/10e)
2 500,00 €28 000,00 €1 120,00 €1 153,85 €1 153,85 € (maintien de salaire)
3 200,00 €36 000,00 €1 440,00 €1 476,92 €1 476,92 € (maintien de salaire)
4 000,00 €52 000,00 €2 080,00 €1 846,15 €2 080,00 € (1/10e)

Combien vaut un jour de congé payé ?

Un jour de congé payé vaut, au minimum, le salaire d’une journée de travail. Pour 2 500 € brut par mois, c’est environ 96 € brut en jours ouvrables (÷ 26) ou 115 € en jours ouvrés (÷ 21,67). Si votre rémunération annuelle comprend beaucoup de variable, la règle du dixième peut donner davantage.

La valeur exacte dépend de la méthode retenue par votre paie : nombre réel de jours ouvrables ou ouvrés du mois, moyenne de 26 ou 21,67 jours, ou décompte en heures (151,67 h par mois). Le simulateur affiche la valeur d’un jour après comparaison des deux règles, ce qui permet de chiffrer un rachat, un solde de tout compte ou une retenue pour absence.

Combien de congés payés par mois ? 2,5 jours ouvrables, soit un peu plus de 2 jours ouvrés (25 ÷ 12 = 2,08). Sur un an, la valeur totale des congés représente environ un dixième de la rémunération annuelle brute.

Indemnité compensatrice de congés payés en fin de contrat

Lorsque le contrat prend fin avant que le salarié ait pris tous ses congés, l’employeur verse une indemnité compensatrice de congés payés pour les jours acquis et non pris. Elle est due quel que soit le motif de la rupture : démission, licenciement, même pour faute lourde, rupture conventionnelle ou fin de CDD.

Elle se calcule exactement comme l’indemnité de congés payés, en comparant le dixième et le maintien de salaire, sur les jours de la période en cours et sur le reliquat de la période précédente. Saisissez dans le simulateur le nombre de jours restants : par exemple 6 jours à 2 500 € avec 28 000 € de rémunération de référence donnent 576,92 € par maintien de salaire, contre 560 € par le dixième.

Démission et congés payés : le salarié démissionnaire touche cette indemnité avec son dernier salaire. Pendant le préavis, les congés déjà fixés avant la démission peuvent être pris et reportent la fin du contrat ; à défaut d’accord, le préavis ne peut pas être imposé pendant les congés. L’indemnité compensatrice est soumise aux cotisations sociales et à l’impôt comme un salaire, et elle retarde le versement des allocations chômage (différé congés payés).

Un salarié en CDD reçoit, en plus, l’indemnité de fin de contrat de 10 %, calculée sur la rémunération totale ; l’indemnité compensatrice de congés payés est ensuite calculée sur cette base majorée.

Fractionnement des congés payés : les jours supplémentaires

Le congé principal de 24 jours ouvrables doit comprendre au moins 12 jours continus pris entre le 1er mai et le 31 octobre. Si une partie de ce congé principal est prise en dehors de cette période, le salarié obtient 1 jour supplémentaire pour 3 à 5 jours, et 2 jours à partir de 6 jours.

La cinquième semaine n’ouvre pas droit au fractionnement. Exemple : 18 jours en août et 6 jours du congé principal pris en février donnent 2 jours de fractionnement. Un accord collectif peut supprimer ces jours ou fixer d’autres règles, et l’employeur peut demander au salarié d’y renoncer par écrit, de façon individuelle.

L’ordre des départs est fixé par l’employeur après avis du CSE, en tenant compte de la situation de famille, de l’ancienneté et d’une éventuelle activité chez un autre employeur. Une fois fixées, les dates ne peuvent plus être modifiées moins d’un mois avant le départ, sauf circonstances exceptionnelles.

Congés payés la 1re année de CDI : quand peut-on partir ?

Les congés peuvent être pris dès l’embauche, dans la limite des jours déjà acquis, sans attendre la fin de la période de référence ni avoir travaillé un nombre minimal de jours. Il n’existe plus de condition de 10 jours de travail effectif depuis 2012.

En pratique, un salarié embauché en janvier a acquis 12,5 jours fin mai et peut demander à les prendre dès le printemps, avec l’accord de l’employeur sur les dates. Les jours acquis à partir du 1er juin seront disponibles au fil de l’eau. Les salariés de moins de 21 ans au 30 avril de l’année précédente peuvent bénéficier de 30 jours de congés, dont les jours non acquis sont alors non rémunérés ; ceux qui ont des enfants à charge ont droit à 2 jours supplémentaires par enfant, dans la limite de 30 jours au total à partir de 21 ans.

Erreurs fréquentes dans le calcul des congés payés

Les erreurs les plus courantes : oublier les heures supplémentaires et primes dans l’assiette du dixième, ne pas comparer les deux méthodes, perdre les jours acquis pendant un arrêt maladie, mal décompter le samedi en jours ouvrables ou omettre l’indemnité compensatrice à la sortie.

  • Les jours acquis s’arrondissent à l’entier supérieur : 12,5 jours donnent 13 jours.
  • Les congés ne se transforment pas en argent en cours de contrat, sauf compte épargne-temps ou fin de contrat.
  • Un jour férié chômé tombant pendant les congés n’est pas décompté en jours ouvrables.
  • Les jours de maladie pendant les congés ne sont reportés que si l’arrêt a été transmis à l’employeur.
  • La période de maladie non professionnelle n’entre dans l’assiette du dixième qu’à hauteur de 80 % de la rémunération.

Questions fréquentes

Combien de jours de congés payés par an ?

30 jours ouvrables, soit 5 semaines, pour une année complète de travail. En jours ouvrés, cela correspond à 25 jours. Une convention collective peut ajouter des jours d’ancienneté ou de fractionnement.

Les congés payés sont-ils perdus au 31 mai ?

En principe, les jours non pris à la fin de la période de prise sont perdus, sauf report prévu par accord, accord de l’employeur, ou impossibilité de les prendre à cause d’un arrêt maladie, d’un accident du travail ou d’un congé maternité : ils sont alors reportés.

Peut-on être payé à la place de prendre ses congés ?

Non, pendant le contrat les congés doivent être pris. Seule la fin du contrat donne lieu à une indemnité compensatrice. Les jours au-delà de 24 peuvent toutefois être placés sur un compte épargne-temps si un accord le prévoit.

L’employeur peut-il imposer les dates de congés ?

Oui, il fixe l’ordre des départs après avis du CSE et peut imposer une fermeture de l’entreprise. Il doit respecter un délai de prévenance d’un mois pour modifier des dates déjà fixées, sauf circonstances exceptionnelles.

Les congés payés comptent-ils dans le calcul des heures supplémentaires ?

Oui, depuis l’arrêt de la Cour de cassation du 10 septembre 2025 : les jours de congés payés pris dans la semaine sont pris en compte pour déterminer si le salarié a dépassé 35 heures et a droit à des heures supplémentaires majorées.

Quelle est l’indemnité de congés payés d’un salarié à temps partiel ?

Il acquiert autant de jours qu’un salarié à temps plein, 2,5 jours ouvrables par mois. Seule l’indemnité, calculée sur son salaire, est proportionnelle à son temps de travail.

Sources et méthode

Les calculs reposent sur les formules visibles dans l’outil. Les données réglementaires ou médicales sont comparées aux références ci-dessous à la date de mise à jour.

  1. Congés payés du salarié dans le secteur privé — Service-Public · Acquisition, maladie, report de 15 mois (2026)
  2. Comment est calculée l’indemnité de congés payés du salarié ? — Service-Public
  3. Code du travail, article L3141-5-1 (loi n° 2024-364 du 22 avril 2024) — Code du travail numérique · Acquisition de congés pendant un arrêt maladie non professionnel
  4. Code du travail, article L3141-3 — Code du travail numérique · 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif
  5. Code du travail, article L3141-24 — Code du travail numérique · Règle du dixième, maintien de salaire et limite de 80 % pour la maladie

Lire notre méthode éditoriale et de vérification →

Outils liés