Comment calculer l’indemnité kilométrique 2026 ?
Repérez la puissance fiscale de votre véhicule (case P.6 de la carte grise), additionnez tous les kilomètres professionnels de l’année, puis appliquez la formule de la tranche correspondante. Pour une voiture de 5 CV qui parcourt 12 000 km, l’indemnité kilométrique vaut 12 000 × 0,357 + 1 395 = 5 679 €.
Le barème kilométrique couvre en une seule somme la dépréciation du véhicule, les frais de réparation et d’entretien, les pneumatiques, le carburant et la prime d’assurance. Vous n’avez donc pas à conserver chaque ticket de station-service : il suffit de prouver la réalité des trajets et la puissance du véhicule.
La tranche se choisit toujours sur le kilométrage total de l’année, pas trajet par trajet. Un salarié qui roule 4 000 km avec une 4 CV applique d × 0,606, soit 2 424 € ; s’il atteint 8 000 km, il bascule dans la tranche intermédiaire : 8 000 × 0,340 + 1 330 = 4 050 €. Le forfait fixe de la deuxième tranche évite tout effet de seuil à 5 000 km.
Le simulateur ci-dessus additionne vos kilomètres professionnels et vos trajets domicile-travail, applique la limite de 40 km, puis répartit l’indemnité entre ces deux usages au même coût moyen par kilomètre.
Barème indemnités kilométriques 2026 pour les voitures
Le barème kilométrique 2026, publié pour l’imposition des revenus 2025, n’a pas été revalorisé : c’est le quatrième exercice consécutif avec les mêmes coefficients. Il s’étend de 0,529 €/km pour une 3 CV à 0,697 €/km pour une 7 CV et plus jusqu’à 5 000 km par an.
Dans les formules, d représente la distance totale parcourue à titre professionnel dans l’année. Le barème plafonne la puissance à 7 CV : un SUV de 11 CV utilise la même ligne qu’une berline de 7 CV. À l’inverse, une petite citadine de 2 CV relève de la ligne « 3 CV et moins ».
| Puissance fiscale | Jusqu’à 5 000 km | De 5 001 à 20 000 km | Au-delà de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d × 0,529 | d × 0,316 + 1 065 | d × 0,37 |
| 4 CV | d × 0,606 | d × 0,34 + 1 330 | d × 0,407 |
| 5 CV | d × 0,636 | d × 0,357 + 1 395 | d × 0,427 |
| 6 CV | d × 0,665 | d × 0,374 + 1 457 | d × 0,447 |
| 7 CV et plus | d × 0,697 | d × 0,394 + 1 515 | d × 0,47 |
Combien rapporte l’indemnité kilométrique selon les kilomètres parcourus ?
Avec une voiture de 5 CV, 5 000 km donnent 3 180 €, 10 000 km donnent 4 965 € et 20 000 km donnent 8 535 €. Le coût moyen au kilomètre baisse à mesure que le kilométrage augmente, car les frais fixes du véhicule sont répartis sur plus de distance.
Le tableau ci-dessous est calculé par le même code que le simulateur. Il permet de vérifier en un coup d’œil l’ordre de grandeur d’une note de frais ou d’une déduction au réel, sans majoration électrique.
| Kilomètres par an | 3 CV et moins | 4 CV | 5 CV | 6 CV | 7 CV et plus |
|---|---|---|---|---|---|
| 2 000 km | 1 058 € | 1 212 € | 1 272 € | 1 330 € | 1 394 € |
| 5 000 km | 2 645 € | 3 030 € | 3 180 € | 3 325 € | 3 485 € |
| 10 000 km | 4 225 € | 4 730 € | 4 965 € | 5 197 € | 5 455 € |
| 15 000 km | 5 805 € | 6 430 € | 6 750 € | 7 067 € | 7 425 € |
| 20 000 km | 7 385 € | 8 130 € | 8 535 € | 8 937 € | 9 395 € |
| 30 000 km | 11 100 € | 12 210 € | 12 810 € | 13 410 € | 14 100 € |
Indemnité kilométrique d’une voiture électrique : +20 %
Pour un véhicule 100 % électrique, le montant obtenu avec le barème est majoré de 20 %. Une 4 CV électrique qui parcourt 10 000 km ouvre ainsi droit à 5 676 €, contre 4 730 € pour son équivalent thermique, soit 946 € de plus sur l’année.
La majoration s’applique aux voitures, motos et cyclomoteurs fonctionnant exclusivement à l’électricité. Les hybrides, y compris rechargeables, et les véhicules à hydrogène relèvent du barème normal. L’administration publie aussi une version arrondie des formules électriques (par exemple d × 0,763 jusqu’à 5 000 km pour une 5 CV) : l’écart avec la multiplication par 1,2 ne dépasse pas quelques euros.
Si vous rechargez gratuitement le véhicule sur votre lieu de travail, l’administration admet que vous conserviez la majoration : le barème est forfaitaire. En revanche, une prise en charge de la recharge par l’employeur doit, le cas échéant, être déclarée comme un avantage.
| Kilomètres par an | 4 CV thermique | 4 CV électrique | 5 CV thermique | 5 CV électrique |
|---|---|---|---|---|
| 5 000 km | 3 030 € | 3 636 € | 3 180 € | 3 816 € |
| 10 000 km | 4 730 € | 5 676 € | 4 965 € | 5 958 € |
| 15 000 km | 6 430 € | 7 716 € | 6 750 € | 8 100 € |
| 25 000 km | 10 175 € | 12 210 € | 10 675 € | 12 810 € |
Barème kilométrique moto et cyclomoteur
Les deux-roues motorisés ont leur propre barème, découpé en tranches de 3 000 et 6 000 km. Un scooter de 50 cm³ qui parcourt 2 500 km donne 787,50 € ; une moto de 3 à 5 CV qui roule 5 000 km donne 5 000 × 0,082 + 1 158 = 1 568 €.
La puissance d’une moto s’exprime aussi en chevaux fiscaux, inscrits en case P.6. Les motos de plus de 5 CV, typiquement au-delà de 600 cm³, ont le coefficient le plus élevé. Un vélo, même électrique, n’entre pas dans ce barème : il relève du forfait mobilités durables décrit plus bas.
| Deux-roues | Jusqu’à 3 000 km | De 3 001 à 6 000 km | Au-delà de 6 000 km |
|---|---|---|---|
| Cyclomoteur (Cylindrée ≤ 50 cm³) | d × 0,315 | d × 0,079 + 711 | d × 0,198 |
| Moto 1 ou 2 CV | d × 0,395 | d × 0,099 + 891 | d × 0,248 |
| Moto 3, 4 ou 5 CV | d × 0,468 | d × 0,082 + 1 158 | d × 0,275 |
| Moto Plus de 5 CV | d × 0,606 | d × 0,079 + 1 583 | d × 0,343 |
Trajet domicile-travail : la règle des 40 km
Les trajets entre le domicile et le lieu de travail sont déductibles au réel dans la limite de 40 km par trajet, soit 80 km aller-retour par jour. Au-delà, les kilomètres supplémentaires ne sont admis que si l’éloignement est justifié par des circonstances particulières.
Sont notamment admis comme justifiés : l’emploi précaire ou à temps partiel, la difficulté de trouver un logement plus proche, l’activité professionnelle du conjoint, la santé ou la scolarité des enfants. Sans justification, un salarié qui habite à 60 km de son entreprise ne compte que 40 km par trajet.
En principe, un seul aller-retour par jour est retenu. Un second aller-retour n’est admis que si vous rentrez déjeuner chez vous pour des raisons d’horaires, de santé ou de contraintes familiales. Les jours de télétravail, de congés et d’arrêt maladie ne génèrent aucun trajet : comptez vos jours réellement travaillés sur site, souvent entre 200 et 215 par an pour un temps plein.
Exemple : 25 km aller simple, 210 jours travaillés et 3 000 km de déplacements professionnels font 10 500 + 3 000 = 13 500 km. Avec une 5 CV, l’indemnité vaut 13 500 × 0,357 + 1 395 = 6 214,50 €, dont environ 4 834 € au titre du domicile-travail.
Frais réels ou abattement de 10 % : que choisir ?
Par défaut, l’administration déduit 10 % de vos salaires au titre des frais professionnels, avec un minimum de 509 € et un maximum de 14 555 € pour les revenus 2025. L’option pour les frais réels n’est intéressante que si vos frais kilométriques et autres dépenses dépassent ce forfait.
L’option se fait case 1AK (déclarant 1) ou 1BK (déclarant 2) de la déclaration de revenus, en reportant le total de vos frais. Elle est individuelle : un conjoint peut opter pour les frais réels pendant que l’autre garde l’abattement. Si votre employeur vous verse déjà des indemnités kilométriques ou une prime de transport non imposées, vous devez les ajouter à votre salaire déclaré avant de déduire vos frais réels.
Les péages, frais de parking et intérêts d’un emprunt contracté pour acheter le véhicule s’ajoutent au barème, au prorata de l’usage professionnel. Les repas pris hors du domicile peuvent aussi être déduits, au-delà de la valeur d’un repas à la maison.
| Salaire net imposable | Abattement de 10 % | Frais kilométriques 5 CV, 13 500 km | Option la plus favorable |
|---|---|---|---|
| 20 000 € | 2 000 € | 6 215 € | Frais réels |
| 35 000 € | 3 500 € | 6 215 € | Frais réels |
| 50 000 € | 5 000 € | 6 215 € | Frais réels |
| 70 000 € | 7 000 € | 6 215 € | Abattement |
Indemnité kilométrique employeur et Urssaf
Lorsque le salarié utilise son véhicule personnel pour une mission, l’employeur doit lui rembourser ses frais. Les indemnités kilométriques versées dans la limite du barème fiscal sont exonérées de cotisations sociales et d’impôt, à condition de justifier le motif, la distance et la puissance du véhicule.
L’Urssaf exige que l’employeur conserve, pour chaque déplacement, la date, le trajet, le kilométrage et la carte grise du véhicule. Si l’entreprise verse plus que le barème, l’excédent est réintégré dans l’assiette des cotisations. Si elle verse moins, le salarié peut, en optant pour les frais réels, déduire la différence en déclarant aussi l’indemnité perçue.
Pour le trajet domicile-travail, il n’existe pas d’obligation générale de verser des indemnités kilométriques. L’employeur doit en revanche prendre en charge au moins 50 % de l’abonnement de transport en commun, et peut proposer une prime de transport pour le carburant ou la recharge électrique dans les plafonds fixés par l’Urssaf. Une convention collective ou un accord d’entreprise peut prévoir davantage.
Le salarié ne peut pas cumuler une indemnité kilométrique et un véhicule de fonction pour le même trajet. Un dirigeant ou un indépendant utilise le même barème pour déduire ses frais de véhicule personnel de son résultat, à condition de ne pas déduire en parallèle les dépenses réelles de carburant et d’entretien.
Indemnité kilométrique vélo et forfait mobilités durables
Le vélo, mécanique ou électrique, n’utilise pas le barème kilométrique : l’employeur peut verser un forfait mobilités durables exonéré jusqu’à 600 € par an et par salarié en 2026, ou 900 € en cas de cumul avec le remboursement d’un abonnement de transport. Le forfait est facultatif.
Historiquement fixée à 0,25 € par kilomètre, l’indemnité kilométrique vélo a été remplacée par ce forfait, qui couvre aussi le covoiturage, les trottinettes et les engins en libre-service. Un salarié qui fait 8 km aller simple à vélo pendant 200 jours parcourt 3 200 km : à 0,25 €/km, cela représenterait 800 €, ramenés au plafond de 600 € pour l’exonération.
Le forfait est mis en place par accord d’entreprise ou, à défaut, par décision unilatérale de l’employeur. Il peut être versé sous forme de titre-mobilité, sur le modèle des titres-restaurant.
Erreurs fréquentes dans le calcul des indemnités kilométriques
Les erreurs les plus fréquentes sont d’appliquer la tranche trajet par trajet, de retenir les chevaux réels au lieu des chevaux fiscaux, de compter plus de 40 km sans justification ou d’ajouter les dépenses de carburant au barème, qui les inclut déjà.
- La puissance à retenir est la puissance administrative en CV (case P.6), pas la puissance en ch DIN ni en kW (case P.2).
- Le barème inclut le carburant, l’entretien, l’assurance et la dépréciation : ne les déduisez pas une seconde fois.
- Un véhicule emprunté à un proche ou appartenant au conjoint peut être utilisé, à condition de ne pas faire supporter les frais par son propriétaire.
- Pour un véhicule loué en LOA ou en LLD, le barème reste applicable ; les loyers ne s’ajoutent pas.
- Conservez un tableau des trajets (dates, lieux, kilomètres) pendant trois ans : c’est la première pièce demandée en cas de contrôle.
- Le barème appliqué à la déclaration 2026 est celui des revenus 2025 ; ne mélangez pas les années.
Questions fréquentes
Quel est le montant de l’indemnité kilométrique en 2026 ?
Il dépend de la puissance fiscale et du kilométrage. Jusqu’à 5 000 km par an, il va de 0,529 €/km (3 CV et moins) à 0,697 €/km (7 CV et plus). Pour une 5 CV, comptez 0,636 €/km, soit 3 180 € pour 5 000 km.
Le barème kilométrique a-t-il augmenté en 2026 ?
Non. Le barème publié en avril 2026 pour les revenus 2025 reprend les mêmes coefficients que les trois années précédentes. Seule la majoration de 20 % pour les véhicules électriques distingue encore les motorisations.
Où trouver la puissance fiscale pour le barème ?
Sur le certificat d’immatriculation, en case P.6. La case P.2 indique la puissance nette en kilowatts, qui ne sert pas au barème. Notre convertisseur kW en CV aide à faire le lien entre les deux.
L’employeur est-il obligé de payer des indemnités kilométriques ?
Oui pour les déplacements professionnels effectués avec votre véhicule personnel à sa demande : il doit rembourser les frais, au barème ou au réel. Non pour le trajet domicile-travail, sauf accord collectif, prime de transport ou forfait mobilités durables mis en place dans l’entreprise.
Les indemnités kilométriques sont-elles imposables ?
Versées par l’employeur dans la limite du barème et justifiées, elles ne sont ni imposables ni soumises à cotisations. Si vous optez pour les frais réels, vous devez toutefois les ajouter à votre salaire imposable avant de déduire vos frais.
Peut-on déduire plus de 40 km de trajet ?
Oui, si l’éloignement résulte de circonstances indépendantes de votre volonté : emploi précaire, travail du conjoint, recherche infructueuse d’un logement plus proche, santé. Gardez un écrit qui en atteste.
Comment déclarer les indemnités kilométriques aux impôts ?
Inscrivez le total de vos frais réels case 1AK ou 1BK et joignez, en ligne, le détail du calcul dans la rubrique prévue : véhicule, puissance, kilomètres et formule appliquée. Conservez les justificatifs sans les envoyer.
Le barème s’applique-t-il à une voiture hybride ?
Oui, au barème normal. La majoration de 20 % est réservée aux véhicules fonctionnant exclusivement à l’électricité, les hybrides rechargeables en sont exclus.
Sources et méthode
Les calculs reposent sur les formules visibles dans l’outil. Les données réglementaires ou médicales sont comparées aux références ci-dessous à la date de mise à jour.
- Brochure pratique de l’impôt sur le revenu 2026 (revenus 2025) — impots.gouv.fr · Barèmes voitures, motos et cyclomoteurs, majoration électrique, publiés le 10 avril 2026
- Barème forfaitaire permettant l’évaluation des frais de déplacement (BOI-BAREME-000001) — Bofip-Impôts
- Frais professionnels : forfait ou frais réels — Service-Public · Limite de 40 km et circonstances particulières
- Impôts 2026 : les barèmes kilométriques 2026 sont disponibles — Service-Public
- Remboursement des frais de déplacement d’un salarié du secteur privé — Service-Public
- Je déclare mes frais professionnels — impots.gouv.fr
- Revenus 2025 : déduction forfaitaire sur les traitements et salaires — Légifiscal · Minimum 509 €, maximum 14 555 €
- Les frais professionnels — Urssaf · Exonération des indemnités kilométriques dans la limite du barème fiscal
- Forfait mobilités durables — Service-Public · 600 € exonérés, 900 € en cas de cumul avec l’abonnement de transport (2026)